Squelette de tyrannosaure impressionnant exposé dans le hall lumineux d'un musée de cinéma

Box-office nord-américain : les dinosaures de Jurassic World règnent en maîtres

La ferveur pour les créatures du Jurassique ne faiblit pas. En ce premier week-end de juillet 2018, les dinosaures génétiquement ramenés à la vie ont une nouvelle fois écrasé la concurrence dans les salles obscures d’Amérique du Nord. Réalisé par le cinéaste espagnol Juan Antonio Bayona, Jurassic World: Fallen Kingdom a su maintenir son rang au sommet du box-office pour sa deuxième semaine d’exploitation, engrangeant environ 60 millions de dollars supplémentaires aux États-Unis et au Canada.

Une domination préhistorique à l’échelle planétaire

Ce cinquième épisode de la célèbre saga initiée par Steven Spielberg en 1993 plonge les spectateurs trois années après la catastrophe qui a dévasté le parc à thèmes. Confrontés au réveil brutal du volcan d’Isla Nublar, les personnages incarnés par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard se lancent dans une course contre la montre pour arracher ces espèces disparues à une nouvelle extinction. Si la performance brute reste inférieure aux sommets historiques atteints par le premier opus de 2015, la franchise confirme sa remarquable rentabilité : avec plus de 264 millions de dollars amassés sur le sol américain en dix jours et un cumul mondial approchant déjà la barre symbolique du milliard de dollars, Universal Pictures conforte sa stratégie estivale.

Cet engouement massif illustre aussi l’attrait indémodable du grand spectacle en salle, particulièrement amplifié par les formats immersifs et les salles de projection équipées des technologies de pointe, comme le montre l’essor de l’offre de Paris à Séoul, où les cinémas se réinventent pour proposer une expérience visuelle et sensorielle hors du commun.

L’incroyable résistance de la famille Parr

Sur la deuxième marche du podium, la résistance s’organise avec les studios Pixar et Disney. Quinze jours après son lancement tonitruant, Les Indestructibles 2 continue d’affoler les compteurs avec 45,6 millions de dollars récoltés durant le week-end. Les tribulations domestiques de Bob Parr, soudainement confronté aux défis du foyer parental tandis qu’Helen prend la tête des opérations héroïques, cumulent déjà près de 440 millions de dollars sur le territoire nord-américain. Ce triomphe critique et public annonce un raz-de-marée équivalent pour sa sortie européenne imminente.

Contre-programmation : le crime et l’humour en embuscade

Face à ces mastodontes calibrés pour un public familial, les distributeurs ont tenté d’occuper des créneaux plus ciblés. À la troisième place, le thriller sombre et violent Sicario : La Guerre des cartels réussit un démarrage honorable en récoltant 19 millions de dollars. Réalisée par Stefano Sollima et portée par Benicio del Toro et Josh Brolin, cette suite explore les méandres géopolitiques complexes et sanglants de la frontière américano-mexicaine.

Dans un registre diamétralement opposé, la comédie sportive Uncle Drew s’octroie la quatrième position avec 15,5 millions de dollars. Née d’une série de sketches publicitaires viraux, cette farce met en scène la vedette de la NBA Kyrie Irving métamorphosée sous des prothèses de septuagénaire, démontrant avec malice que la passion du basket ne s’éteint jamais vraiment avec l’âge.

Un paysage cinématographique éclectique

Le reste du classement met en lumière les dynamiques contrastées de l’industrie hollywoodienne en cette période charnière :

  • Ocean’s 8 glisse au cinquième rang avec 8 millions de dollars (114,7 millions en cumulé), prouvant l’efficacité de son élégant casting entièrement féminin emmené par Sandra Bullock et Cate Blanchett.
  • La comédie potache Tag résiste en sixième position avec 5,6 millions de dollars.
  • L’irrévérencieux Deadpool 2 maintient sa trajectoire avec 3,4 millions supplémentaires, dépassant le cap des 310 millions de dollars sur le sol américain.
  • La production bollywoodienne Sanju crée la surprise en huitième position avec 2,5 millions de dollars malgré un parc de salles restreint.
  • En fin de peloton, le spin-off galactique Solo: A Star Wars Story s’essouffle à la neuvième place avec 2,3 millions de dollars, confirmant les difficultés rencontrées par le contrebandier de l’espace depuis son passage remarqué lors des présentations hors compétition, où l’on se souvient qu’avec Han Solo et Thomas Pesquet, Cannes s’était envolé vers les étoiles.
  • Enfin, le documentaire poignant Won’t You Be My Neighbor?, consacré à la figure télévisuelle de Fred Rogers, clôture ce top 10 en continuant de séduire le public américain grâce à un bouche-à-oreille exceptionnel.

Entre créatures légendaires, super-héros en collants et propositions plus indépendantes, ce début d’été confirme la vitalité d’un box-office qui sait alterner divertissement spectaculaire et récits intimistes.

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